« J’ai un tatouage, je suppose que c’est mort ? » Non. C’est même une des questions les plus faciles à régler, à condition de comprendre une règle simple : le laser cible tout ce qui est foncé. Il ne fait pas la différence entre un poil, un grain de beauté et de l’encre.
Les tatouages : on contourne, systématiquement
Un tatouage est constitué de pigments concentrés dans le derme. Ces pigments absorbent l’énergie du laser d’épilation de manière massive et incontrôlée. Résultat si l’on tire dessus : brûlure quasi certaine, cloque, cicatrice possible, et tatouage abîmé — les couleurs virent, les contours bavent.
La règle chez nous est absolue : on ne passe jamais sur un tatouage. Aucun réglage ne rend cela sûr, et aucun centre sérieux ne vous proposera l’inverse.
Ce qu’on fait en pratique : on couvre le tatouage — avec un cache blanc ou un crayon dermographique qui en délimite le contour — et on traite tout autour, en laissant une marge de sécurité de quelques millimètres. Sur un mollet tatoué, cela veut dire que la jambe est traitée normalement et qu’il reste une zone poilue de la taille du tatouage.
Faut-il alors renoncer ? Presque jamais. La plupart des tatouages sont assez petits pour que le résultat global reste très satisfaisant. Sur un grand tatouage couvrant un dos ou un avant-bras entier, en revanche, on vous le dira franchement au bilan : le gain sera partiel.
Les grains de beauté : on contourne aussi
Même logique. Un grain de beauté est une concentration de mélanine, exactement ce que le laser cherche. Tirer dessus, c’est risquer une brûlure — et, surtout, modifier son aspect, ce qui gêne ensuite la surveillance dermatologique.
On les repère au début de la séance, on les marque si nécessaire, et on passe autour. Les petites taches de rousseur ne posent pas le même problème : elles sont superficielles et diffuses, et n’imposent pas de contournement.
Un point important : si un grain de beauté a changé de forme, de couleur ou de taille récemment, nous vous demanderons de le faire voir à un dermatologue avant de traiter la zone. Ce n’est pas de la prudence excessive : nous ne sommes pas médecins, et un laser n’a rien à faire près d’une lésion non identifiée.
Les cicatrices : ça dépend lesquelles
Une cicatrice ancienne, plate et blanche ne pose généralement pas de problème : elle contient peu de mélanine, on peut traiter autour et souvent dessus, avec des réglages prudents.
En revanche, on évite :
- Les cicatrices récentes, encore rosées ou rouges — la peau est en pleine reconstruction.
- Les cicatrices chéloïdes ou hypertrophiques, qui témoignent d’une tendance à la surcicatrisation. Le laser peut relancer le phénomène.
- Les zones de greffe ou de brûlure ancienne, sauf avis médical.
Si vous avez une tendance connue aux chéloïdes, dites-le au bilan. Nous ferons un test sur une petite zone avant d’aller plus loin.
Le maquillage permanent et le microblading
Même règle que le tatouage : ce sont des pigments. On ne s’approche pas d’un sourcil microblade ni d’un trait d’eye-liner permanent. Sur le visage, cela demande simplement de définir soigneusement les limites avant de commencer.
Et le piercing ?
On vous demandera de retirer les bijoux métalliques situés sur la zone traitée, ou juste à côté. Le métal réfléchit et conduit la chaleur. Si un piercing ne peut pas être retiré, on contourne.
Ce que ça change pour votre rendez-vous
Rien, sinon deux minutes de plus au début de la première séance pour repérer et marquer ce qui doit être évité. C’est aussi une des raisons pour lesquelles nous regardons la peau avant de fixer un devis : deux dos identiques sur le papier peuvent demander un travail très différent.
Signalez-nous tatouages, grains de beauté surveillés, cicatrices et antécédents dermatologiques au bilan. C’est offert et sans engagement, à Uccle, Etterbeek ou Watermael-Boitsfort.
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