« Laser », « lumière pulsée », « IPL », « électrolyse » : les termes circulent comme s’ils désignaient la même chose. Ils recouvrent en réalité trois technologies distinctes, avec des résultats et des limites très différents. Voici de quoi comparer sans jargon.
Le laser médical : une seule longueur d’onde
Un laser émet une lumière monochromatique : une seule longueur d’onde, choisie précisément pour être absorbée par la mélanine du poil. Toute l’énergie va au même endroit, en profondeur, et le faisceau est cohérent — il ne se disperse pas.
C’est ce qui permet deux choses : une efficacité élevée par séance, et la possibilité d’adapter l’appareil au phototype. Nous utilisons l’Alexandrite à 755 nm pour les peaux claires à intermédiaires et le Nd:YAG à 1064 nm pour les peaux mates et noires, comme nous l’expliquons sur notre page technologie.
Ce qu’on peut en attendre : une réduction durable de la pilosité, en général 6 à 8 séances sur le corps. Sa limite : le poil blanc, gris ou très clair, qui ne contient plus assez de mélanine pour être ciblé.
La lumière pulsée (IPL) : un spectre large
L’IPL n’est pas un laser. C’est une lampe flash qui émet un large spectre de longueurs d’onde, filtré plus ou moins finement. L’énergie est donc dispersée : une partie atteint le poil, le reste se répartit dans les tissus environnants.
Conséquences concrètes : il faut davantage de séances pour un résultat comparable, la réduction est en général moins complète et se maintient moins longtemps, et l’adaptation aux peaux foncées est plus délicate — c’est précisément ce que la longueur d’onde unique permet de maîtriser.
L’IPL a sa place : c’est la technologie des appareils domestiques et de nombreux instituts esthétiques, à un coût par séance plus bas. Il faut simplement savoir ce qu’on achète : une réduction progressive à entretenir, pas un traitement définitif. Nous ne proposons pas d’IPL, et nous le disons franchement quand on nous pose la question.
L’électrolyse : poil par poil
L’électrolyse est la plus ancienne des trois, et la seule reconnue comme véritablement définitive au sens strict. Une aiguille très fine est introduite dans le follicule, un courant le détruit, le poil est retiré.
Son avantage est décisif sur un point : elle ne dépend pas de la mélanine. C’est la seule méthode qui fonctionne sur les poils blancs, gris ou roux.
Son inconvénient est tout aussi net : on traite un follicule à la fois. Sur une petite zone — quelques poils sur le menton — c’est parfaitement adapté. Sur un dos ou des jambes, cela représenterait des dizaines d’heures de séance. C’est pourquoi l’électrolyse reste réservée aux finitions et aux poils que le laser ne peut pas traiter. Nous ne la pratiquons pas : si c’est ce qu’il vous faut, nous vous le dirons plutôt que de vous vendre autre chose.
Le tableau, en résumé
- Grandes surfaces (dos, jambes, torse) : le laser, sans hésitation.
- Peau mate ou noire : le laser Nd:YAG, et lui seul parmi les méthodes lumineuses.
- Poils blancs, gris ou roux : ni le laser ni l’IPL n’y peuvent grand-chose. L’électrolyse est l’option.
- Budget serré, résultat d’appoint : l’IPL, en sachant qu’il faudra entretenir.
- Quelques poils isolés sur le visage : l’électrolyse est souvent plus pertinente.
Comment choisir sans se tromper
Posez trois questions au centre que vous consultez : quel appareil exactement (marque et longueur d’onde), qui réalise la séance, et combien de séances sont prévues pour votre cas précis. Une réponse floue sur l’un de ces trois points est un signal.
Chez nous, la réponse tient en une phrase : lasers médicaux Candela Alexandrite et Nd:YAG, personnel formé, et un nombre de séances annoncé après avoir vu votre peau — jamais avant. Le premier rendez-vous est un bilan offert, dans nos centres d’Uccle, Etterbeek et Watermael-Boitsfort.
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